L'historique de l'ASSADOM en vidéo c'est ici

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la France se trouvait confrontée à de grandes difficultés : économie ruinée, pénuries, misère, santé, logement, éducation…

Pour y répondre, se constituèrent alors de nombreux mouvements collectifs, nationaux ou locaux, dont l’Association des Castors Angevins, société coopérative d’habitations à loyer modéré fondée en 1950 par Christine BRISSET, animatrice du logement social à Angers.

Au-delà de sa vocation de loger les familles nécessiteuses, cette association leur venait en aide avec le concours de travailleuses familiales, d’assistantes sociales, d’infirmières, de puéricultrices…

Devant l’ampleur des besoins, les Castors Angevins se sont alors orientés vers la création d’une structure spécifique.
C’est ainsi que le 26 mars 1956 est constituée « l’Union Familiale des Castors Angevins », autour de Roger VACHER, son Président et de Mademoiselle Emilie HAFFNER, secrétaire médico-chirurgicale. L’association a son siége dans l’un des baraquements provisoires établis Place Marengo, près de la gare. Elle dispose à ses débuts d’une travailleuse familiale, tandis que deux autres sont en formation.

QUELQUES ETAPES

L’association développe progressivement ses activités et décide le 3 juin 1959 d’élargir son champ d’action et de prendre un nouveau titre. Elle devient ainsi « l’Association des Aides Familiales et Ménagères ».

Elle précise ses objets :

- Aide aux familles sous toutes ses formes,
- garderie d’enfants, travailleuses familiales et ménagères,
- dispensaire,
- soins à domicile,
- gestion d’œuvres humanitaires et charitables.

Son siége est établi dans les locaux de la Croix Rouge, 1, rue Joubert. Sa présidence reste confiée à Roger VACHER. Mademoiselle HAFFNER en assure les fonctions de Trésorière et de Directrice.

Aux termes d’une convention passée avec le bureau d’Aide Sociale de la ville d’Angers, se met en place un service d’Aide Ménagère aux Personnes Agées à Domicile.
Interviennent ensuite d’autres conventions avec la CRAM, la CPAM, la CAF, la MSA, l’ORGANIC, la Caisse des Mines, puis les PTT et la MGEN entre autres.

En 1962, l’association crée un service de Soins à Domicile qui sera repris par la Mutuelle « l’Alerte » en 1981.

En 1978, après le départ en retraite de la dernière travailleuse familiale, ce service fait place à une Laverie-Pressing employant des handicapés pour assurer l’entretien du linge des différents Foyers Logements d’Angers. La même année, l’association contribue à la création de la Fédération Angevine des Résidences-Foyers.

En 1979, voit le décès de Roger VACHER, Président Fondateur de l’Union Familiale des Castors Angevins, puis de l’Association des Aides Familiales et Ménagères.
Madame VACHER, son épouse, reprend le flambeau avant de le passer en 1982 à Mademoiselle Pierrette RIDEAU, au moment où l’Association transfère son siége au n° 129 de la rue de la Madeleine. L’association connaît alors une situation de trésorerie délicate. Grâce à une gestion particulièrement rigoureuse, l’équilibre est rétabli en deux ou trois exercices.

En 1987, c’est un CAT qui reprend la Laverie-Pressing, tandis que l’association ouvre un service Petit Bricolage, Jardinage, Coiffure, Secrétariat, Courses et Transport au profit des personnes âgées, malades ou handicapées, avec le concours de l’Association Intermédiaire de l’Anjou, AIDA 49. Ce service ferme un an plus tard, faute d’un accord avec l’ASSEDIC.
1987 voit aussi le décès de Mademoiselle HAFFNER qui avait consacré beaucoup de temps et d’énergie à l’Association et à de multiples autres œuvres à caractère social.

L’ASSADOM

L’assemblée générale du 22 décembre 1988 décide d’un nouveau titre : ainsi apparaît « l’Association d’Aide à Domicile », dite ASSADOM. Elle conserve un objet global, l’Aide aux Familles sous toutes ses formes. Son siége est maintenu aux numéros 129 et 131 de la rue de la Madeleine, et Mademoiselle RIDEAU est reconduite dans son mandat de Présidente.
Outre ses services d’aide à domicile sous forme prestataire ou mandataire, la nouvelle association développe la garde occasionnelle des enfants.

Les présidents successifs, Alain MORVAN en 1990, Monique GRIMAULT en 1993, Odile GARBAN en 1994, Bernard LOWES en 2000, enfin Danielle NAITALI depuis 2001, ainsi que les directeurs, Madame Marie-Françoise HAFFNER, Mademoiselle Fanny PETIT et Monsieur David GUYERE assurent le développement des services et leur qualité, en veillant tout particulièrement à la formation du personnel.

Après avoir quitté les numéros 129 et 131 rue de la Madeleine pour le numéro 182, presque en face, l’association vient s’établir au 34 bis, rue Saumuroise, avant de revenir presque sur son lieu de naissance, au numéro 1 de la rue Dupetit-Thouars, en 2001.

Régulièrement agréée depuis son origine, l’ASSADOM a entrepris une démarche pour adapter cet agrément aux dispositions du Plan de Développement des Services à la Personne (dit plan Borloo) et de ses textes d’application. Cela passe par une bonne gestion des ressources humaines, la recherche permanente de la qualité des services et le développement des relations avec les partenaires : Conseil Général de Maine et Loire, Caisse Régionale d’Assurance Maladie (CRAM), Caisse d’Allocations Familiales (CAF), Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS) …

L’une des plus récentes démarches de l’ASSADOM a débouché sur la fusion-absorption avec l’Association d’Aide aux Personnes Handicapées, Malades et Retraitées (APHMR) à la fin de l’année 2005. Depuis le 1er janvier 2006, l’ASSADOM, outre ses quatre secteurs d’intervention sur Angers et sa périphérie, en a ainsi ouvert un cinquième sur le Nord-Est du Maine et Loire et le Sud de la Sarthe.

UNE BELLE EVOLUTION

En 1956, l’association a démarré avec une travailleuse familiale. Vingt ans après, en 1976, elle a dispensé 70 000 heures d’aide à domicile par l’intermédiaire d’une cinquantaine de salariés.

En 1996, ce sont 130 000 heures qui ont été assurées auprès de 900 personnes par plus de cent employés, y compris ceux à temps partiel.

En 2005, enfin à la veille de son cinquantenaire, l’association est la première à être autorisée sur le département du Maine et Loire, l’activité de l’ASSADOM a porté sur plus de 175 000 heures, approximativement un tiers en service mandataire et deux tiers en service prestataire, par l’intermédiaire d’intervenants représentants 96 équivalents temps plein, 150 salariés environ.

En 2006, l'ASSADOM reprend l'activité de l'APHMR qui intervenait sur les cantons de Durtal, Baugé, Sablé-sur-Sarthe (72) et La Flèche (72)

En 2008, l'ASSADOM reprend le service d'aide et de maintien à domicile de l'association des familles de Segré et Pays Haut Anjou. 

En dépit de la concurrence de services lucratifs chaque jour plus présents et des difficultés économiques croissantes auxquelles s’ajoutent les baisses des prises en charge en particulier par la CARSAT, l’activité de l’ASSADOM se maintient.

Cette association est reconnue par son sérieux, son expérience et la qualité de ses services. Elle a sans doute à poursuive ses efforts pour mieux se faire connaître.